Cher Christophe , Cher Guilhem
Primo tout ce qui n'est pas expressément interdit n'est pas interdit de
sanction ! C'est la première chose .
Donc il y a les lois et il y a les interprétations .
Les textes organisent d'une part la plongée à l'air ( et il n'est pas
question d'oxygène) et d'autre part la plongée aux mélanges . L'air
c'est l'air , ce n'est pas l'oxygène pur . Les règles de plongée à
l'air ne s'appliquent pas à autre chose ( voilà pour la question de
Droit : ne pas prendre que le problème par le bout des mélanges ...vous
faites un biais de raisonnement juridique)
Secondo , pour ce qui est de ce sujet mille fois débattu ici :
Si le palier O2 par narghilé ou palier fixe doit être enseigné et
utilisé , je suis tellement circonspect sur la responsabilité concernant
l'oxygène transporté en plongée que si DP j'avais à trancher , je ne le
permettrais pas à quelqu'un qui n'a pas une qualification Nitrox ;
Pourquoi ? Parce que , me plaçant du côté de mon "expérience" des juges
, mon raisonnement serait le suivant :
Si un accident survient par mésusage accidentel de l'oxygène à une
profondeur portant à une PpO2 toxique , je ne pourrai pas prouver que le
plongeur avait reçu une formation ad hoc au controle des profondeurs
avec un gaz autre que l'air et particulièrement concernant la gestion de
l'oxygène .
Tout le sens des formations et qualifications Nitrox repose là dessus .
On n'apprend rien d'autre que la gestion de la sur oxygénation , ses
risques , ses incidences sur le controle de la flottabilité , la
capacité à switcher , et les questions de planification de la
décompression qui en découle .
ça n'a rien de bien malin , et pourtant c'est une nécessité . En toute
chose il faut s'être assuré de la compétence des gens , c'est ce
pourquoi les certifications existent .
Un incident ( le seul digne d'intéret dans ce sujet ) d'hyperoxie avec
ses risques léthaux poserait un véritable problème si la structure ne
s'est pas garantie par une certification qui confirme que le plongeur
connait son affaire .
Je n'ai d'ailleurs pour ma petite part JAMAIS rencontré en structure de
plongeur autorisé à emporter un bloc d'oxygène ( ce qui est généralement
"pire" qu'un Nitrox qui laisse plus de marge ) ; alors que je rencontre
fréquemment l'usage par des plongeurs qualifiés air , d'oxygène au
palier de 6m dès lors qu'il est fixe et que le plongeur ne peut pas
glisser vers une PpO2 toxique .
Voilà comment me semble -t-il , au delà des lettres des textes il faut
comprendre cette question .
Ceci n'est que mon humble avis , mais c'est le mien ;-)
amitié
Bernard
"Christophe wanadoo" <peyrache.christophe@wanadoo.fr> a écrit dans le
message de news: 4821f4bd$0$892$ba4acef3@news.orange.fr...
re
Denis JEANT wrote:
Bonsoir Christophe,
Christophe wanadoo <peyrache.christophe@wanadoo.fr> wrote:
Meme motif, meme punition concernant l'arreté de 2004 qui concerne
les mélanges (binaires ou ternaires) ; il s'agit d'un gaz pur.
L'arrêté de 2004 a été abrogé. Prend les bonnes habitudes ;-)
Articles A322-88 à A322-115 de la section 3 de l'annexe de l'arrêté
du 28 février 2008 ;-)
Si vous pensez que oui, dites moi où c'est ecrit ! (en droit
français, tout
ce qui n'est pas expressement interdit est autorisé, non ?)
La question est de savoir si un juge aurait la même interprétation du
texte que toi en cas d'accident ;-)
A+
Denis
moi, je veux bien, mais quel accident ?
sur quelles bases légales ??
ensuite, un juge instruit, un tribunal juge, un appel est possible,
une cassation aussi ; la chose est réputée jugée quand tout les
pourvois sont épuisés..
Donc, ce n'est pas parce qu'une personne aura dit blanc que ce sera
blanc tout le temps, surtout si c'est vert (et jaune).
Le juge, pour juger, s'appuie sur des bases légales : dans ce cas,
quelles sont elles ?? (un arreté obsolete et qui ne correspond plus
avec le temps présent ??)
à Toute ?
Christophe