fff <fff@alteferians.org> nous contait:
| l'anomie est cette prise de conscience relative du caractère unique
| de toute personne humaine, par et pour elle-même (je et moi).
cette définition débouche sur le principe d'unicité (qui peut être
compris comme principe d'originalité, de singularité de la
personne humaine).
principe d'originalité, de singularité constitutive de la personne
humaine qui signifie, qu'il n'existe pas dans cette population, deux
personnes identiques (ce que chacun sait) mais que le groupe humain
est une hétérogénéité (j'y reviendrai).
une autre définition de l'anomie pourrait s'affirmer comme suit:
la résistance forte, consciente, déterminée de la personne humaine
contre l'idéologie (toutes les idéologies) rayonnée par le collectif
(cette résistance peut naturellement prendre bien d'autres dimensions
dans les domaines sociaux et politiques).
nota: le champ d'expression manifesté par l'anomie est si vaste
que les définitions que j'en donne, sont actuellement très
insuffisantes, mais je vais y revenir!
fff.
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et je retiendrai ces textes:
« L'anomie, pour Guyau, est créatrice de formes nouvelles de
relations humaines, d'autonomies qui ne sont pas celles d'une
référence à des normes constituées, mais ouvertes sur une créativité
possible. Elle ne résulte pas, comme chez Durkheim, d'un trouble
statistique, elle incite l'individu à des sociabilités jusque-lÃ
inconnues - dont il dira que la création artistique est la
manifestation la plus forte. Jean Duvignaud »
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Pour clore notre intervention nous pouvons dire que tout espace peut
être dit anomique s'il est bien un espace construit sur le mode de
l'extension du domaine du possible, c'est-Ã -dire comme un tissu de
relations hiérarchisées en constant réagencement. On voit donc très
bien comment non seulement la société peut être comprise en terme
d'espace anomique, mais également le cosmos, le gogan, l'internet, ou
même Google.
Enfin, pour revenir à Durkheim, nous comprenons mieux en quoi Guyau
est en parfait désaccord avec lui. L'anomie ne semble plus être une «
pathologie » ou un « mal » pour la société. Elle est bien plutôt le
symptôme d'une vivacité, d'une volonté de création de liasion, d'un
tissage perpétuel. On peut également ajouter que la conception
qu'Ã Guyau de l'anomie nous permet de penser l'espace anomique
autrement que comme un espace en décomposition, il peut même nous
sembler difficile de concevoir désormais un espace qui ne peut être
dit anomique.
Aurélien Fouillet
étudiant en Philosophie à L'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
contact: aurelien.fouillet@gmail.com
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