alexandrealcuyet@gmail.com, le 06/02/2007 a écrit :
Bonjour,
J'ai rendez vous avec un psychologue de l'AFPA afin d'avoir accès à
une formation.
Ceux qui ont déjà fait ça peuvent ils me dire comment ça se passe.
La seule indication que l'on m'a donné au téléphonne, c'est que la
durée peut varier de plus ou moins 45mn selon "l'échange que vous
aurez avec le psychologue". Voila déjà un truc qui me tape sur les
nerfs. Car déjà je ne crois pas vraiment la psychologie efficace pour
évaluer les élèves, je trouve ça très subjectif comme technique de
recrutement, y aura t-il un entretien avec un graphologue ensuite? Je
voudrais simplement une formation et là j'ai l'impression que celà va
plutôt ressembler à un oral ou un entretien d'embauche.
Quelqu'un peut il me donner des conseils?
Oubliez le mot "psychologue", ou au moins dédramatisez-le. C'est le nom donné à l'AFPA à une fonction, ç'aurait pu être "conseiller en orientation" par exemple. A mon avis tout technicien en RH ayant suivi des études adaptées est plus ou moins psychologue. Encore qu'à l'AFPA, ce puisse être il me semble d'anciens responsables de formation, donc issus du monde du travail.
En revanche il s'agit bel et bien d'un entretien de recrutement. La recherche d'emploi est intégrée à la formation, et même parfois l'AFPA est prestataire pour une entreprise.
Quelques pistes pour avoir un chance de caresser le conseiller dans le sens du poil. Sous réserve, mes sources datent un peu. Gros esprit maison. L'AFPA paye bien, le personnel est plutôt opposé à toute inrégration ANPE/AFPA. Je ne sais pas où ça en est. L'AFPA n'est pas une sous-éducation nationnale dans l'esprit de son personnel, bien au contraire. L'AFPA est riche, les formations sont en général correctement dotées en matériels et consommables (même si ça râle). L'attachement au Ministère du Travail n'est pas négociable. Lisez l'historique, vous comprendrez qu'on est à l'AFPA plutôt gauche industrielle, Léo Lagrange, voire De Gaulle. Si par hasard vous n'avez jamais vraiment travaillé, il vous faudra face à la majorité des conseillers être respectueux envers le travail et bien vendre votre projet.
Normalement, idéalement, vous devrez présenter la formation envisagée comme comblant précisément un manque et vous permettant de travailler (c'est à dire trouver un emploi) à son issue.
Maintenant, il existe d'autres aspects que vous ne devrez prendre en compte qu'à la suite du conseiller, ou parce qu'à un moment donné il faut être franc. C'est le coté social, un peu Emmaüs, de l'AFPA. A mon avis une situation difficile est celle du gars jeune qui n'a jamais travaillé. Normalement, l'AFPA n'est pas faite pour ce public, mais j'ai vu des ados y terminer leurs études, tout simplement. Je ne sais pas comment ils y sont parvenus. Normalement il y a sélection, plus de demandes que d'offre. Néanmoins, il faut qu'un quota soit exactement atteint pour démarrer une formation, et il ya a des désistements avant le début du stage, ne serait-ce que pour cause d'emploi ou de pistes multiples.
Sachez également que vous disparaissez du chiffre des chômeurs en l'intégrant. Ce qui par les temps qui courrent peut être significatif.
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Pierre Maurette