Je voudrais me souvenir de cette absence.
Je n'y connais rien en neurologie, mais je pense qu'il y a deux questions
possibles :
- soit tu n'as pas mémorisé pendant ton coma
- soit toute cette période a été rejetée dans ton inconscient parce que
ton cerveau pense qu'il vaut mieux ne pas se souvenir consciemment...
La deuxième question est définitivement à poser à un spécialiste. Certains
psy, encore aujourd'hui comme le faisait Freud il y a bien longtemps,
pratiquent l'hypnose pour essayer de révéler des choses enfouient dans
l'inconscient. A voir avec un pro, donc ...
La première question est peut-être plus simple et plus "mécaniste".
Le mois dernier j'ai avalé deux jours de suites de bonnes doses de lexomyl
en esperant en finir. Tout ce que j'ai réussi c'est à n'avoir aucun
souvenir des trois jours autour de cette tentative ridicule, plus un
grand voile sur la semaine précédente.
D'après mon psy, c'est mécanique.
Un peu comme un fichier qu'on n'aurait jamais enregistré sur le disque.
Finalement, la vraie question n'est pas ce que tu as vécu durant ce coma,
mais plutôt pourquoi veux-tu t'en souvenir ?
Ne reviens pas sur ce passé : il n'y reste que de mauvaises choses pour
toi. Les bonnes choses sont dans ton avenir.
Fait la paix avec toi-même. Je suis sûr que tu peux te construire un
avenir sans tristesse.
Christophe
"celui qui est mort se trouve quitte a jamais de son peche"
Rom 6:7
PS: pour ceux qui lisent ceci, je crois qu'il est très difficile de
réussir un suicide avec des anxiolitiques ou des calmants.
Je suppose que les entreprises pharmaceutiques intègrent dans le cahier des
charges de ces produits le fait qu'ils s'adressent à des populations
fragiles, donc packaging et dosage sont calculés...
On arrive toujours à se blesser avec un surdosage, on peut sûrement se
bousiller des organes (là où le produit s'accumule : foi, reins,...) mais
beaucoup moins surement partir au-delà.