Le Tue, 24 Jun 2008 17:29:45 +0200, Bour-Brown a écrit :
Marie-Aude a écrit
( 1k6ixftf42cmc$.fund4l0f70qn.dlg@40tude.net )
On est bien d'accord, le seul critère de débilité ou pas ne pourrait pas
être la formation artistique poussée, ni le fait d'être reconnu ou pas par
le milieu ?
Il y a en Occident un système artistique en place qui consacre des oeuvres
et des artistes. C'est ce système qu'il faut essayer de convaincre, pas moi.
Je ne pense pas. Ou alors je n'ai vraiment rien compris à ce que tu écris,
mais il me semble que quand tu parles du
le premier débile venu est maintenant sûr d'être un grand artiste en
ratant des photos.
C'est bien toi qui le qualifie de débile ?
Donc il y a ce que le système pense, reconnait, et ce que toi tu juges
"premier débile venu".
Comme tu ne vas certainement pas mettre tous les plasticiens reconnus par
le système dans le même sac du premier débile venu, ce qui m'intéresse,
c'est comment tu décides, pour toi, de considérer quelqu'un comme un
"premier débile venu" ou pas ?
La réponse est : si c'est reconnu par le système artistique international,
oui. Si c'est pour polluer le voisinage de son génie, je suis désolé, non.
Il me semble que cette réponse apparemment facile repose sur un joli coup
de bonneteau, mais si on remet les trois godets dans l'ordre d'origine, on
est là sur deux niveaux totalement différents, c'est à dire la vision
externe d'un milieu, et l'intention de celui qui fait une "chose".
Or on peut très bien avoir les deux à la fois, non ?
Serait-on alors en face d'un artiste de Schrödinger ?
Et il n'y a pas à invoquer une éventuelle reconnaissance future. Si ça se
trouve mes crottes de nez seront un jour de l'art, en attendant ce n'en est
pas, point final.
Donc l'art n'est que le regard d'un milieu, qui selon tes dires,
s'auto-entretien et se coopte ?
Et puisque les choses "sont" ou "ne sont pas", ce que tu penses t'es dicté
par ce même milieu ?
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Marie-Aude
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