Mamirêve a écrit :
A mon Arrière Grand Père, paysan.
Non,ce n'était pas la terre grasse de la Brie ou de la Beauce, c'était la terre pauvre de la Haute Provence. Non, ce n'étaient pas les étendues calmes et sans fin, c'était l'écho sauvage d'un galop isolé secouant le plateau.
Le derme de la glèbe mis à nu par le labour était pâle. L'homme descendit de sa mule, s'agenouilla pour caresser ce sol odorant comme il aurait caressé une femme fidèle.
Il respirait puissamment, il se sentait libre, heureux, près du ciel. Il reprit son chemin suivi de sa bête douce et soumise, il allait lentement, la tête baissée, le visage serein:
Il était amoureux de sa terre.
mamirêve
Très joli texte où je ressens l'amour éprouvé pour votre Arrière-Grand Père.
Bisous. Opaline