thérèse
Phil l'ancien
thérèse
connaissez-vous un remède pour atténuer les acoufènes ? puisqu'il n'y a
aucune solution pour en guérir.. merci
Il y a des thérapies cognitives assez intelligentes
http://olfac.univ-lyon1.fr/documentation/audition/acouphene/index.htm
(paragraphe "Comment traiter un acouphène?")
Ca a été envisagé dans votre cas ?
je ne sais pas ce que cela veut dire (excusez mon ignorance...)
pour l'instant j'essaie la réflexologie plantaire... ça en fait partie ?
merci
Ca n'en fait pas partie... qu'est-ce que ça donne ?
Pour les thérapies cognitives, je parle sous le contrôle
de ceux qui en savent plus que moi ici...
L'idée des thérapies cognitives des acouphènes
repose sur le fait que, normalement, on n'entend
plus consciemment un bruit monotone permanent
(le cerveau "l'efface" en raison de la plasticité neuronale).
C'est ce qui se passe avec les acouphènes dans
beaucoup de cas : on ne le remarque plus,
on ne l'entend plus.
Mais d'autres personnes continuent d'entendre leur
acouphène presque tout le temps : leur cerveau ne
"l'efface pas".
Dans les thérapies cognitives, on aide le cerveau
à "effacer" l'acouphène, de plusieurs manières :
- on fait porter au patient un petit appareil
qui produit un bruit très léger et continu.
Ce léger bruit continu monotone se superpose
à l'acouphène.
Dans beaucoup de cas (quand la thérapie réussit),
le cerveau "efface" le léger bruit de l'appareil,
et "efface" en même temps l'acouphène.
- Autre méthode : on s'attaque à la raison pour
laquelle le cerveau "n'efface" pas l'acouphène
comme il devrait normalement le faire.
Il ne "l'efface" pas, et il y a une raison pour ça.
Dans certains cas, c'est parce qu'il y a une souffrance
morale liée à l'acouphène : l'acouphène énerve ou
inquiète le patient, alors il y fait attention, et
l'attention portée à ce bruit accentue la souffrance
(comme une petite douleur à laquelle on fait
attention. elle devient envahissante. alors qu'à
d'autres moments, quand l'attention est attirée
ailleurs, le cerveau "l'efface", on ne sent plus rien).
Il y a un cercle vicieux de l'acouphène : plus on
l'entend, plus on y fait attention, plus on souffre,
plus on y fait attention, etc.
Alors le cerveau ne peut pas "l'effacer".
(alors que le léger bruit de l'appareil dont
on a parlé n'est pas inquiétant. on n'investit
pas son attention, la plasticité neuronale joue
son rôle et efface le bruit en même temps
que l'acouphène, puisqu'on ne fait plus
"attention")
Dans une thérapie cognitive, on essaie de
désamorcer le cercle vicieux, en dédramatisant,
en relaxant, en expliquant, et par plein d'autres
moyens (il y a sûrement sur le forum des gens
qui en savent davantage).
Ca me semble une démarche très intelligente.
J'ai un acouphène léger à droite, et vu le sujet
dont on parle, j'y fais attention, alors je l'entend.
Mais d'habitude, pendant des jours et des jours,
je ne l'entend pas.
Dans quelques minutes, quand je ferai autre chose,
mon attention aura été distraite et la plasticité
neuronale, qui a bien fonctionné dans mon cas,
jouera son rôle : je n'entendrai plus mon acouphène.
Bien sûr, ça doit être plus difficile "d'effacer" un
acouphène plus fort ou si le bruit change tout le
temps.
Voilà.
La thérapie cognitive des acouphènes me semble
très logique, elle repose sur des idées excellentes
et claires.
Phil l'ancien-