"abourick" <bourrique_ane@yahoo.br> a écrit
La drogue mais pas en France.
"la drogue" ?
il n'y a qu'une définition, et elle n'est que légale, aucunement
scientifique.
De plus, "La Drogue", même dans ce cadre légal, n'existe pas. Il n'y a qu'un
codex, regroupant, fonction des pays, et en général croisé avec celui de
l'OMS, définissant un certain nombre de substances "stupéfiantes", d'un
danger plus ou moins social et plus ou moins physicopsychique.
L'alcool, par exemple, en vente libre dans une grande majorité des pays (pas
tous), ou bien les benzodiazépines (sur ordonnance médicale dans autant de
lieux), ne sont pas inscrits dans ce codex.
Pourtant, ce sont des toxiques aux conséquences suffisemment terrifiantes
tant sur l'individu que la société pour que les bons médecins soient
consternés par leur usage immodéré.
"La Drogue" est donc une appellation circonstantielle au plan scientifique.
S'il fallait décrire un codex des dangers inhérents aux diverses substances
employées fonction des pays et bien évidemment des personnes, nous serions
copieusement surpris.
Je ne fais aucune apologie - comme on le voit bien au terme de cette
lecture. Il faudrait être bien mal avisé que de donner le moindre accessit à
quelque manière comportant un danger.
En ce sens, d'ailleurs, je n'ai jamais conseillé le vélocipède à quiconque,
même avec un casque dit "intégral", et à fortiori ni le chocolat ni la
voiture, ni même l'ascenseur qui participe à l'afaiblissement tant des
muscles de la marche, que du retour veineux.
Je n'en dirai (pour l'instant) pas davantage, puisqu'il existe un article de
loi qui interdit d'en parler réellement.
Un lointain cousin, peut-être, des formules politiques verticales qui n'ont
pas eu l'air de beaucoup plaire à l'humanité progressiste, pour peu que ce
logos /in fine/ signifie, je vous l'accorde, grand chose.
Mais la com de notre Occident est tout de même basée dessus. Il est alors
facile d'y reconnaître une foncière contradiction.
Nous sommes après tout sensés vivre non seulement en toute liberté de
conscience, mais avoir le droit inaliénable, selon la déclaration de ces
droits, de faire de notre esprit et de notre corps ce qui nous chante, tant
que nous sommes adultes, et ne projetons aucune ombre sur la liberté de nos
concitoyens.
Il semblerait que malgré l'avalanche de publicités méfitiques sensées nous
démontrer notre improbable modernité - dans le but évident de nous
astreindre (quelques uns croient encore qu'il s'agit d'"informations
d'entreprise au service du client"), il existe encore des êtres humains qui
pensent que la consommation à outrance de produits dont le besoin est
artificiellement créé dans des usines, est une drogue encore plus redoutable
que certaines de celle inscrites dans le Codex décrit plus haut.
Il paraîtrait même qu'il existerait des associations telles que les
Alcooliques Anonymes uniquement consacrées aux victimes du marketing.
D'autres seraient spécialisées dans la désintoxication (atrocement
difficile) aux benzodiazépines, Valium, Témesta, Lexomyl, Xanax, ou
agonistes de la Séronotine tels que Prozac ou Deroxate. (je ne connais pas
la touche qui détermine les marques. Donc on considèrera que chacune de ces
marques en majuscules est considérée dans mon texte comme une marque. Et
puis je n'en vends pas non plus, hein...)
Le Jeu également. La vitesse. La nymphomanie douce et son équivalent
masculin (!). Le Gras. Internet. Je ne peux plus dire la cigarette, puisque
l'acharnement est monstrueux, même si on vient d'apprendre que la fellation
était peut-être la plus puissante pourvoyeuse de la majorité des cancers
pulmonaires.
Boucs émissaires...
SMDL