Prof de 90 kg contre élève de 30 kg - A votre avis, la pétition soutient leq uel ?
Sujet: Prof de 90 kg contre élève de 30 kg - A votre avis, la pétition soutient leq uel ? De: batmou (l' arobase) yahoo.fr (Batmou) Groupes: fr.education.divers
Date: 26. Jun 2008, 20:02:40
Il y a quelques mois, j'étais intervenu sur ce forum majoritairement fréquenté par des professeur pour essayer de comprendre, en discutant, les raisons pour lesquels ils apportaient un soutien massif au professeur de technologie de 90 kg qui avait giflé un élève de 30 kg. J'avais noté une unanimité pour soutenir la barbarie. De plus, ce prof était soutenu par une pétition recueillant plusieurs milliers de signatures ce qui me semble incompréhensible. Aujourd'hui, on commence à en savoir un peu plus sur les circonstances et sur la personnalité du prof. J'espère que ceux qui l'ont soutenu ressentent cette honte légitime qui les empêche de se regarder dans la glace ! Pour les rares qui ont eu le courage de se dissocier de ce mouvement de soutien irrationnel, je vous félicite pour votre courage : c'est dans les circonstances troubles et difficiles que se manifestent les vrais caractères, ceux qui ont des convictions. Assurément, vous en faites partie.
Extrait de l'article du monde (édifiant - comment avez vous pu soutenir cet homme ?)
Ce matin du 28 janvier, Alexandre, 11 ans - un élève bien noté par ailleurs - n'avait pas obtempéré à la demande de l'enseignant. "Il a laissé ses vêtements et des cahiers sur la table. D'un revers de main, je les ai envoyés par terre", explique José Laboureur en mimant son geste. Selon lui, l'élève lui renvoie alors un "sourire moqueur et dédaigneux", soufflant dans sa direction. "Et c'est là que tout a commencé", raconte le professeur. "Je l'ai emmené fermement vers le fond", dit-il, - les autres élèves, choqués par la scène, ont raconté aux policiers qu'il l'avait "traîné" - puis "je l'ai poussé", poursuit-il - les témoins assurent qu'il l'a "plaqué contre le mur" avant de le soulever à plusieurs reprises.
C'est à ce moment qu'Alexandre - "30 kg, 1,46 mètre", rappelle son avocat, Me Emmanuel Riglaire - a lancé le fameux "connard". "En vingt-neuf ans de métier, c'est la première fois que je subissais un tel outrage. J'ai réagi en père de famille, c'était une réaction spontanée", se justifie aujourd'hui José Laboureur. Après avoir obtenu des excuses, celui-ci décide "de clore" cette histoire, non sans recommander aux élèves de ne pas en parler à leurs parents. "Sinon, ça ira mal", menace-t-il, selon ces élèves.
L'incident en serait resté là si le père d'Alexandre, gendarme de profession, n'était allé se plaindre au commissariat. C'est que, selon lui, l'affaire ne se réduit pas à une simple gifle. Elle procède "de violences contre un mineur de moins de 15 ans". M. Laboureur, professeur très bien noté par sa hiérarchie, est un homme semble-t-il fragilisé. Souvent absent. "Pas un criminel, mais quelqu'un d'impulsif", souligne le procureur. Une personne en proie à des problèmes d'alcoolisme et de comportement. Et le représentant du ministère public de rappeler qu'entre 1999 et 2001 sa première épouse a déposé trois plaintes contre lui pour des actes de violence. En 1990, il a suivi une jeune fille sur un parking, lui intimant : "Viens ici, salope."
Pour M. Beffy, qui aurait préféré régler cette affaire selon la procédure du plaider-coupable afin de ne pas avoir à requérir en audience publique, "les difficultés du métier d'enseignant sont réelles". Mais un professeur est censé "être maître de lui et garder son sang-froid face à un enfant de 11 ans". Selon le code pénal, il ne peut éventuellement gifler qu'après avoir employé toutes les autres méthodes. Ce matin-là, José Laboureur a bousculé et mis une claque, sans autre forme de procès. Jugement le 13 août.
Yves Bordenave
Article paru dans l'édition du 27.06.08.
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