POI (France) et EITP : « INDÉPENDANT ? De QUI ? » :
Le POI (Parti Ouvrier Indépendant) -France- s’est constitué les
14 et 15 juin 2008.
Une question est souvent posée sur la question de l’« indépendance ».
Daniel Gluckstein (membre du Secrétariat National du POI) répond
(cf. « Informations Ouvrières » tribune libre de la lutte de classe N° 1,
devenu le journal du POI -France-) à cette question.
Pour informations, aristoloches mal désherbées (SVP) s’abstenir :
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Indépendant ? De qui ?
Question posée sur le nom de notre parti : indépendant ?
De qui ?
Nous répondons :
Indépendant de la classe capitaliste.
Et donc de toutes les institutions à son service.
Indépendant de l’État.
Indépendant du gouvernement.
Indépendant de l’UE (Union Européenne)…
Indépendant des syndicats (et vice versa).
Indépendant des ONG [ces « dames patronnesses de notre époque
Pourrissante », note de wen].
L'indépendance de classe est la question clé pour toute organisation qui
prétend représenter les ouvriers.
Cela vaut pour l'organisation politique comme pour l'organisation syndicale.
La « position commune » CGT-CFDT-MEDEF-CGPME suscite un débat
de fond qui touche à cette question.
Dans « Le Journal du Dimanche », le secrétaire général de la CGT, Bernard
Thibault, déclare :
« Je ne regrette ni la forme de notre engagement ni la position à laquelle
nous sommes parvenus. À la conférence sociale du 19 décembre, convoquée
par Nicolas Sarkozy pour une réforme de la représentativité syndicale et
sur le temps de travail, syndicats et patronat ont dit qu'il n'y avait pas de
raison de mélanger ces 2 sujets. Malgré cela, François Fillon nous a ensuite
ressaisis sur les 2 thèmes. Nous avons négocié de nouvelles règles de la
représentativité syndicale (…). Nous nous sommes, aussi, mis d'accord pour
qu'à titre expérimental (…) des accords d'entreprise puissent déroger aux
contingents d'heures fixés par les branches. Or aujourd’hui, le Premier
ministre di t que nous avons éludé le sujet. »
Bernard Thibault préconise donc la signature d'accords d'entreprise
dérogatoires aux accords de branches.
Non, il n'a pas « éludé le sujet », proteste-t-il !
Il faut lui en donner acte.
Désormais, les patrons pourront, « entreprise par entreprise », imposer
leurs horaires de travail !
Reconnaissant, le MEDEF affiche son soutien à Chérèque et Thibault…
lequel s'en félicite :
« Même le MEDEF tire le signal d'alarme. »
Le journaliste l'interroge :
« Au point de se joindre à vous mardi pour protester ? »
Réponse de Thibault :
« Nous n'allons pas demander l'impossible à Laurence Parisot. ».
Donc, si Laurence Parisot avait jugé « possible » de manifester le 17 juin,
elle aurait été la bienvenue ?
Comment comprendre ?
Les travailleurs se syndiquent-ils pour défendre leurs intérêts particuliers
ou des « positions communes » avec patrons et gouvernement ?
Poser la question, c'est y répondre.
La Charte d'Amiens de 1906 définissait les statuts de la CGT comme :
« la reconnaissance de la lutte de classe qui oppose (…) les travailleurs
en révolte contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression (…)
mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière ».
Formule qui conserve, à notre avis, toute son actualité.
On en revient à l'Union européenne. C'est elle qui, en application de
l'article 137 du traité de Maastricht-Nice, vient de porter à 60 heures
la durée hebdomadaire de travail qui peut être imposée… par
dérogation, justement !
Alors faut-il, avec l'article 17 de la « position commune », ouvrir la
voie à cette infâme possibilité ?
Ou bien faut-il suivre l'électorat ouvrier et populaire, et les syndicats
d'Irlande ?
En disant « NON » au traité de Lisbonne (qui reprend l'intégralité de
l'article 137), ils ont remis les pendules à l'heure.
L'indépendance de classe des organisations commence par l'indépendance
vis-à-vis de l'UE (Union Européenne).
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N’en déplaise à ceux qui, comme Besancenot, sont les chefs de file de la
participation/collaboration avec le Capitalisme « pour un capitalisme encadré »
et avec l’UE (Union Européenne), qui est la forme prise par l’impérialisme
c'est à dire « la réaction sur toute la ligne ».
N’en déplaise à tous ceux qui vivent avec « l’horizon indépassable de ce
Système d’Exploitation de l'Homme par l'Homme dont le seul avenir possible
est toujours plus de barbarie et de centaines de millions de morts » : Par la
guerre, la contre révolution, la malnutrition, la privatisation de la Santé,
les assassinats politiques, la légalisation de la torture, les mensonges
d’État, la falsification érigée en principe, le prétendu « droit d’ingérence »
la fabrication de fausses preuves, la provocation (exemple le 11 septembre
2001), le racisme, l’anticommunisme, la destruction de la démocratie
et des droits souverains des peuples... etc.
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« Stop à la dictature de l’UE ! »
Reconquête de la démocratie !
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