Le Soleil à nouveau sur la sellette !
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Organisation: Club-Internet / T-Online France
Date: 28. Jun 2008, 12:00:51
"Nous estimons que le Soleil pourrait compter pour 50% au moins dans
l'augmentation de la température moyen à la surface de la Terre"
(conclusion publiée dans Physics Today par Nicola Scafetta et Bruce J.
West en Mars 2008)
Paradoxe apparent plus le Soleil comporte de taches plus il ferait chaud
sur Terre....
Nicola Scafetta travaille au département de physique de l'Université de
Duke. Il est spécialisé dans les modèles mathématiques stochastiques et
non-linéaires d'analyse des phénomènes complexes. Avec son collègue Bruce
J. West, il vient de publier dans les Geophysical Research Letters une
étude sur l'influence du rayonnement solaire sur le climat du XXe siècle.
On sait que l'apport énergétique de notre étoile, jadis présumé constant
et appelé pour cette raison la constante solaire, varie en fait selon
divers cycles courts. Ces variations ont un effet sur le climat terrestre,
notamment les températures, que N. Scafetta et B.J. West ont voulu
quantifier. Conclusion de ces deux chercheurs : les variations de
l'activité solaire expliqueraient à elles seules la moitié du
réchauffement des 100 dernières années. Si ces résultats sont confirmés,
cela signifie que les modèles ont largement surestimé l'influence de
l'homme sur le climat.
Une implication théorique de nos travaux est donc que les modèles
climatiques doivent être grandement améliorés pour mieux reproduire les
résultats phénoménologiques de la sensibilité du climat aux variations
solaires. Les points inadéquats des modèles actuels semblent notamment :
la paramétrisation des rétroactions de l'activité solaire dans le couple
océan-atmosphère ; la non prise en compte de la réponse de la
stratosphère; les effets additifs du champ magnétique solaire, du
rayonnement UV, des éruptions solaires et des modulations de l'intensité
du rayonnement.
Références
Scafetta Nicola, Bruce J. West (2006), Phenomenological solar contribution
to the 1900-2000 global surface warming, Geophys. Res. Lett., 33, L05708,
doi:10.1029/2005GL025539
Autres travaux de N. Scafetta sur le même thème :
Scafetta N., B.J. West (2005), Estimated solar contribution to the global
surface warming using the ACRIM TSI satellite composite, Geophys. Res.
Lett., 32(24), doi:10.1029/2005GL023849.
Scafetta N., B.J. West (2005), Multiscaling comparative analysis of time
series and geophysical phenomena, Complexity, 10, 51-56.
Scafetta N. et al. (2004), Solar turbulence in earth's global and regional
temperature anomalies, Phys. Rev,. E 69, 026303.
Scafetta N., B.J. West (2003), Solar flare intermittency and the Earth's
temperature anomalies, Phys. Rev. Lett., 90, 248701.
Scafetta N., P. Grigolini (2002), Scaling detection in time series:
diffusion entropy analysis, Phys. Rev., E 66, 036130.
MA
Ps : "Depuis 2002, je répète en vain qu'on sous-estime l'impact de
l'activité solaire dans le changement climatique le prouve-t-on enfin
en 2008 ?
| Date | Sujet | | Auteur |
| 01.01. | | | |
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