La natalité se porte bien en France
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Date: 06. Jul 2008, 09:30:15
Oui, mais derrière les chiffres
La population musulmane est devenue le premier moteur de la croissance
démographique française, conclut le démographe. » (.)
Dans "Les Migrations en Europe"
(editions Acropole)
Jean-Paul Gourévitch souligne,
en comparant plusieurs pays,
que
« le taux de fécondité semble se situer au croisement des politiques
natalistes et de celles qui accueillent libéralement les étrangers. Quand
les deux se cumulent, ( par exemple en France )
les taux de fécondité sont élevés ».
Ce constat ne surprend guère, compte tenu de la fécondité des femmes
étrangères.
L'Insee l'a mesurée en se fondant sur les résultats des derniers
recensements :
« Comme en 1990, les étrangères vivant en France en 1999 ont en moyenne 3
enfants » (Insee Première, mai 2003).
Les Africaines ont la fécondité la plus élevée, avec 4 enfants en moyenne.
Celle des femmes originaires du Maghreb, qui avait baissé dans les années
1980, « décroît beaucoup plus lentement dans la décennie 1990 » pour
atteindre 3,25 enfants par femme en moyenne.
« La fécondité des Turques, des Marocaines et des Tunisiennes vivant en
France est maintenant supérieure à celle de leurs homologues qui n'ont pas
migré. »
De tous les départements, c'est la Seine-Saint-Denis qui a la plus forte
fécondité : 2,44 enfants par femme en 2003-2004.
Selon le dernier bilan démographique de l'Insee, «[u] les enfants nés de
mères étrangères représentent 12 % de l'ensemble des naissances[/u] » en
2006.
Le chiffre est plus élevé si l'on considère les immigrés, définis par
l'Insee comme des personnes nées étrangères hors de France, mais qui peuvent
avoir acquis la nationalité française depuis leur arrivée sur notre sol.
Chercheur à l'Ined, Philippe Bourcier de Carbon s'est penché sur la
question.
L'an dernier, les naissances enregistrées dans les foyers immigrés venant
d'Afrique, du Maghreb et de Turquie représentaient près de 17 % du total des
naissances en métropole : environ 135 000 sur 797 000.
Les premières ont augmenté d'à peu près 10 000 par rapport à 2005, les
secondes de 22 000.
Autrement dit,
« les ménages de culture musulmane ont contribué quasiment pour la moitié
(45 %) à l'accroissement du chiffre des naissances en métropole l'an
dernier »,
en déduit Philippe Bourcier de Carbon
(lire sur ce sujet le livre édité par L'Harmattan, Peut-on se satisfaire de
la natalité en France et en Europe ? sous la direction d'Yves-Marie Laulan,
président de l'Institut de géopolitique des populations).
Ce mouvement devrait se poursuivre, compte tenu de l'importance des flux
migratoires provenant des pays musulmans :
« Ils sont pour la moitié constitués de femmes en âge de procréer (55 000
cette année), dont la fécondité dans l'année est désormais plus forte que
celle de leurs compatriotes restées dans leur pays.
La population musulmane est devenue le premier moteur de la croissance
démographique française, conclut le démographe. » (.)
| Date | Sujet | | Auteur |
| 01.01. | | | |
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