irlande
Sujet: irlande De: jejviala (l' arobase) free.fr (UBUjean-jacques viala) Groupes: fr.misc.actualite
Organisation: fan de faustroll
Date: 22. Jul 2008, 19:31:51
Le propos de Nicolas Sarkozy, hier, en Irlande, lors de sa conférence de
presse commune avec Brian Cowen, est à savourer longuement. C’est un
chef-d’oeuvre de langue de bois et d’hypocrisie :
« Je n'ai jamais dit que l'Irlande devait convoquer un nouveau
référendum, j'ai dit qu'à un moment ou à un autre il fallait bien que
les Irlandais donnent leur avis. Je n'ai pas parlé de référendum, je
n'ai pas décrit la question, je ne me suis pas immiscé dans le débat
politique irlandais. Personne ne peut être en colère quand on dit à un
peuple : "un jour ou l'autre, sur une question à déterminer, selon un
calendrier à négocier, on vous demandera votre avis." En démocratie
c'est le moins qu'on puisse faire. »
La presse ne retient que le démenti du début, alors que le reste dément
le démenti : si l’on affirme que l’on va demander l’avis du peuple « un
jour ou l’autre », c’est bien qu’on veut organiser un nouveau
référendum. La précision : « En démocratie c'est le moins qu'on puisse
faire », est délicieuse...
La suite ne manque pas de sel non plus :
« Nous n'avons pas la solution miracle et surtout nous ne voulons pas
l'imposer. Nous voulons que le peuple irlandais se sente respecté dans
son choix mais nous devons également tenir compte du fait qu'avec
l'Italie bientôt, c'est 24 pays qui auront ratifié le traité de
Lisbonne. Je me battrai pour que nous avancions à 27 sans laisser
personne de côté pour trouver une solution à 27 ensemble. »
En bref, quand les 26 auront ratifié, l’Irlande sera bien obligée de le
faire aussi. Par un nouveau référendum, puisque la Constitution de ce
pays l’exige.
Le propos du 15 juillet, tenu devant les députés UMP et rapporté par
certains d’entre eux, a fait sensation parce que c’était la première
fois que Nicolas Sarkozy évoquait ouvertement un nouveau référendum.
Mais chacun savait qu’il s’agit là de la position française, pensée si
fort que tout le monde l’a entendue depuis le référendum. Du reste
Jean-Pierre Jouyet l’avait explicitement exprimée.
« Traité de Lisbonne: «pas d'autre solution» qu'un nouveau vote des
Irlandais », titrait 20 minutes le 14 juin, et expliquait :
« La France, qui s'apprête à prendre la présidence de l'Europe, cherche
une issue pour que «l'incident irlandais ne devienne pas une crise»,
selon l'expression de Nicolas Sarkozy. Sans surprise, Paris penche pour
un nouveau référendum. Il n'y a «pas d'autre solution» pour sauver le
traité européen de Lisbonne qu'un nouveau vote des Irlandais, a déclaré
le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre
Jouyet. »
Et le 19, Le Figaro titrait carrément :
« Minitraité : Sarkozy veut faire revoter l'Irlande »
C’est la seule solution que connaissent les « démocrates » européens. Et
les experts sont déjà en train de rédiger la déclaration qui sera
annexée au traité pour arracher le oui irlandais : elle reprendra les
pseudo garanties déjà données après Maastricht que l’UE n’interviendra
pas sur l’avortement, après Nice que la neutralité irlandaise est
intouchable, et l’on ajoutera que la fiscalité sera toujours régie par
la règle de l’unanimité. Et l’on ira même jusqu’à modifier le traité
pour que chaque pays conserve un commissaire.
--
UBU.
Chanter Bezons, voici l'épreuve.
Celine ;
| Date | Sujet | | Auteur |
| 01.01. | | | |
|
| actualité |
Actualité France - MondeLa Voix du Nord - Il y a 11 heuresComme avec Barack Obama il ya quatre ans, la convention démocrate a assisté à la révélation d'un talent avec la prestation du gouverneur du Montana Brian ... |
|
| source |
| actualité |
Actualité Saint OmerLa Voix du Nord - Il y a 11 heuresLes associations Montgolfières et CA.ZO.La se chargent, ce dimanche, de faire rêver les enfants atteints de mucoviscidose et suivis par l'hôpital ... |
|
| source |
|