L'association DNF (Droits des Non-Fumeurs) et le CNCT s'associent et
vous proposent une lettre à envoyer aux parlementaires pour soutenir
la loi interdisant de fumer dans les restaurants ... la méthode est
très simple et ne demande que deux clics !!
N'hesitez pas à relayer l'information à votre entourage pour que les
députés reçoivent vos Emails jusqu'au 3 octobre
http://dnf.asso.fr/index.cfm?pageid=289
Voici la "réponse" du depute André Santini à ce courrier, chaque
paragraphe étant suivi par le véritable sens caché :
Je suis favorable à l'application de la loi Evin qui réglemente la consommation de tabac dans les lieux publics en France. La séparation entre zones fumeurs et non-fumeurs dans les bars et les restaurants est malheureusement insuffisamment respectée. Je suis cependant persuadé qu'une application stricte de la loi EVIN, avec des espaces cloisonnés, qui respectent fumeurs et non fumeurs, serait le meilleur compromis.
En fait, je veux qu'on en reste à la loi Evin pour ne pas qu'elle soit
remplacée par une autre loi plus radicale. En effet, les fumeurs
aiment beaucoup la loi Evin vu qu'elle leur laisse la liberté de
mettre en danger la santé d'autrui.
Je ne défends pas le tabagisme, mais je ne crois pas aux lois uniquement coercitives et liberticides. Elles me semblent excessives et inapplicables.
Je veux vous faire croire que ce sont les anti-tabac qui sont les
adversaires de la liberté. En effet, reconnaître que c'est le tabac
qui est l'adversaire de la liberté, cela reviendrait à reconnaître
que je ne suis pas libre car je suis fumeur, ce que je me refuse à
faire.
Dans cette logique, il serait plus utile d'interdire aux parents de fumer en présence de leurs enfants y compris à leur domicile plutôt que d'interdire le tabac dans tous les bars ou les restaurants alors que les non-fumeurs ont la possibilité de choisir entre des établissements fumeurs ou non fumeurs.
Les enfants de fumeurs, non...
Je veux que les anti-tabac choisissent une loi inappliquable, plutôt
qu'une loi appliquable. En effet, surveiller les gens chez eux serait
considéré comme une atteinte à la vie privée, ce qui
discréditerait les anti-tabac.
En matière de pensée politique, je suis un libéral, par principe je suis favorable aux politiques de responsabilisation, plutôt qu'à celles de contrainte : actions d'éducation et d'informations sanitaires, de précaution, de sécurité, de prévention ; campagnes d'information à destination des 8-18 ans.
Je suis un libéral, par principe je suis favorable aux politiques de
responsabilisation, c'est pourquoi je veux que les sectes puissent
recruter en toute impunité, ainsi les citoyens pourront choisir
librement d'y adhérer ou de ne pas y adhérer. C'est ça, le
libéralisme et la responsabilisation. S'ils se laissent embrigader par
les sectes, c'est que ce sont des esprits faibles inadaptés à la
sélection naturelle du libéralisme économique et du productivisme de
droite auquel j'ai vendu mon âme.
Je n'ignore pas le danger du tabac, je connais aussi des fumeurs respectueux des autres, modérés et responsables dans leur consommation.
J'en connais aussi à qui il vaut mieux éviter de leur faire la morale
si on ne veut pas risquer sa vie quand on les croise dans une ruelle
sombre et qu'ils vous demandent "T'AS DU FEU ?" mais ça, faut pas le
dire.
Pour autant, je participerai à la mission d'information dans un esprit d'ouverture et constructif. J'espère qu'il en sera de même pour tous les membres de la mission.
Je compte bien m'incruster dans cette mission pour faire passer le
maximum de dérogations afin que les fumeurs gardent la possibilité
d'enfumer leur prochain.
Comptant donc sur votre compréhension, je vous prie d'agréer, Chère Madame, Cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Ca c'est la formule de politesse que je suis bien obligé de dire même
si je hais les anti-tabac
André SANTINI
Ancien ministre
Je ne le suis plus car j'étais incompétent, mais ça faut pas le dire.