robby a écrit :
Oncle Dom a écrit :
Jacques abhorre les othographes aberrantes ;-)
avec moi il est servi !
mais te tappe plus vite que mon cerveau verifie :-)
Problème sans issue satisfaisante, que celle des orthographes parfois
fort difficiles, des mots du vocabulaire savant.
Toute langue d'expert cherche à obtenir d'honnêtes bijections : un mot
par concept, un concept par mot.
C'est irréalisable, de par l'écart numérique de plusieurs ordres de
grandeurs entre le besoins en signifiants, et les morphèmes que la
phonétique pratiquée dans un peuple quelconque peut fournir. D'où les
coïncidences extraordinaires de certains couples morphème-concept
entre langues n'ayant jamais eu le moindre contact entre elles, telle
que telle langue andine et le grec classique : chaque langue n'offre
qu'un jeu de morphèmes limité.
Collisions de morphèmes aussi entre professions, ou entre
sub-populations d'une même langue, n'ayant pas de contacts entre elles.
D'où aussi des collisions de mots différents sur un même morphème, et
de sens différents sur un même mot. Jusqu'à quinze significations
différentes pour un même mot. Et en français environ 310 lignes
d'homophones, hors verbes conjugués, avec jusqu'à sept homophones
différents sur une même ligne.
Entre savants, nous aimons sauver des distinctions orthographiques de
mots différents qui se prononcent identiquement. Cela aide à
conserver, au moins à l'écrit, une langue qui ne confonde pas trop de
choses différentes entre elles.
Mais c'est un combat perdu d'avance. Le net est plein de gens qui ne
distinguent pas "daigner" de "dénier". Et le reste est à l'avenant.
Suivi sur linguistique.
--
La science se distingue de tous les autres modes de transmission des
connaissances, par une "croyance" de base : nous croyons que les
experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent
contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre
la peine de vérifier, par des expériences.
-- Jacques Lavau (retirer les anti et les spam pour le courriel)
http://lavaujac.club.fr