Salut,
j'ai expérimenté sans m'en cacher les instruments du pouvoir toujours à contre-coeur car la pouvoir ne m'intéresse pas, c'est l'art qui m'intéresse. Je me retrouve tout petit face aux puissants, et leurs méthodes sont bien souvent radicales : est-ce un hasard si je perds la mémoire ?
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Quand j'étais prisonnier,
On m'a volé mon âme,
On m'a volé ma femme,
Et tout mon cher passé
Boris Vian - Le déserteur.
Ce que j'ai tenté, c'était de me libérer en retournant ce qui m'emprisonnait pour en exhiber la face heureuse, j'ai échoué. Je ne suis plus qu'une ruine au cerveau démoli par les manipulations et la psychiatrie incompétente dans sa routine et ses nosographies obsolètes.
Optimiste, j'imaginais que je m'en sortirai grâce à ma bonne foi et à mes aveux publics, ça n'a fait qu'empirer la situation. Je suis coincé avec la mémoire en capilotade et une colère impuissante. Des souffrances physiques souvent.
Cela a commencer dans les années 80-90 où je fus repéré pour ma crédulité et mon astuce qui reposait sur une foi en la bonté des autres. Les aventures furent parfois violentes, hospitalisations, traitements lourds etc...
Je sais ce que j'ai fait et je sais que cela gène les pouvoirs quand les motivations ne sont pas clairement établies. En fait ma motivation, c'est surtout de me libérer des contingences abrutissantes d'une administration imparfaite, le désir de savoir, je parle pas de savoir de quoi mettre des gens en difficulté, je parle de savoir au sens noble du terme, c'est à dire des savoirs qui permettent d'aborder le réel avec la possibilité d'embellir les contextes, j'échoue devant la rapacité de ceux qui veulent rapidement s'emparer de ce que d'autres mettent des années à concevoir.
Dans l'impasse, je souffre psychiquement et physiquement en tentant d'oublier l'ingratitude.
Guy-Noël