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« Philosophie, euthanasie et "débilité intellectu elle" » [SUITE] sur Fr Sci Philo



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« Philosophie, euthanasie et "débilité intellectu elle" » [SUITE]



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« Philosophie, euthanasie et "débilité intellectu elle" » [SUITE]

   
Sujet: « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectu elle" » [SUITE]
De: sylvainsaintmartory (l' arobase) yahoo.fr (Sylvain Saint Martory)
Groupes: fr.sci.philo
Organisation: http://groups.google.com
Date: 05. Sep 2008, 18:44:08
Le 5 septembre 2008

Objet :
« Philosophie, euthanasie et "débilité
intellectuelle" »  [SUITE]


Monsieur Nicolas Sarkozy
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

[A l'attention de François Fillon et de son gouvernement]



Monsieur,



En matière de Vérité, dans tous les domaines, ma réponse invalidant
toutes sortes d’arguments seulement relatifs ne varie pas et se limite
à celle déjà donnée pour l’euthanasie à Jean Leonetti ainsi qu’au
Comité consultatif national d’éthique - ce Tribunal moral de l’époque,
censé juger « absolument » de ce qui serait bien ou mal. Face à des
vérités relatives, mon argument principal se fonde précisément sur
leur « relativité », et il me conduit à poser la question :

« Pourquoi – à un même moment de l’Histoire - ce qui est moralement
considéré ici comme mal est-il jugé bien ailleurs, si la pensée
contradictoire des uns et des autres est véritablement inspirée par
l’Idéal  en soi - un Idéal, que, bien entendu, seuls des "initiés"
seraient en mesure de  connaître "en soi" ? »

Une preuve, s’il en est, qu’il s’agit toujours seulement de nos
simples représentations relatives, individuelles ou collectives, de
l’Idéal,  mais jamais de l'Idéal en soi !
 
Après cet aperçu permettant de distinguer « radicalement » le relatif
de l’absolu en raison de l’abîme à jamais infranchissable qui les
sépare, comme vous avez également évoqué des raisons philosophiques
pour justifier la décision signifiée à Rémy Salvat, l’opinion serait
très certainement curieuse de les connaître, et il ne tient donc qu’à
vous de les exposer publiquement - sauf à contrevenir délibérément au
« principe de transparence » sans cesse exigé des Autres, mais plus
rarement de soi-même ! -, afin de juger éventuellement de la
pertinence du refus d’euthanasie – même le pouvoir suprême ne confère
aucune légitimité à dire le Bien et le Mal !

Analysé sur le fond, des raisons véritablement philosophiques ne
sauraient être invoquées pour conforter à la fois les positions des
partisans de l’euthanasie et celles de ses opposants - et ce, d’autant
moins qu’il leur arrive de changer d’avis ! La philosophie, en tant
que voix et voie du UN absolu, absolument Unique, ne saurait être
partisane, contrairement au penser superstitieux dualiste de la
religion, de la métaphysique matérialiste ou idéaliste, de l’idéologie
et du moralisme.

Assurément, comme le dit Brunner : « L’être humain est davantage porté
par nature à croire et à répéter qu’à penser vraiment. », et les êtres
humains de notre époque dite moderne n’y échappent pas davantage que
leurs plus lointains aïeux. Ils semblent même très fiers d’afficher, à
travers les « croyances au miracle » colportées par de prétendues
élites de toutes sortes, la « débilité intellectuelle » de notre
pseudo-modernité – sauf aux élites dénoncées ou à quiconque de
démontrer que la Foi serait le couronnement de la Raison, et la
religion compatible avec la philosophie véritable, laquelle n’est à
confondre ni avec le matérialisme scientiste ni avec l’idéalisme de la
pseudo-philosophie spiritualiste !
 
Aucun des modes d’expression du penser superstitieux ne peut prétendre
être le porte-parole de LA Vérité absolue, et il en va ainsi tout
particulièrement de la superstition moraliste qui sert de fondement
aux prises de position et aux condamnations moralisatrices officielles
du jour en matière de droit d’expression, de discrimination et
précisément d’euthanasie. Auparavant, j’entends toutefois établir
sommairement, sans langue de bois, la « débilité intellectuelle » de
l’époque à propos de la religion, du scientisme et de l’idéologie..
 
Sur la religion, dont je suis le dernier à nier l’utilité pour aider
une très large majorité des humains à mieux vivre, j’ai déjà
brièvement montré son aspect superstitieux en établissant
l’ « impossibilité absolue » de la coexistence de deux absolus (en
l’occurrence un créateur et sa création), à laquelle la philosophie de
Brunner apporte une réponse cohérente, non créationniste, qui convient
aussi pour la même raison aux tenants de la pseudo-philosophie à
« deux absolus » : le Matérialisme et l’Idéalisme.
 
Au sujet de la religion, même si les propos suivants semblent, de
prime abord, hors sujet, je fais seulement remarquer que l’époque
manifeste au grand jour sa « débilité intellectuelle » - a fortiori
philosophique ! -, en prenant Bernard-Henri Lévy pour un philosophe,
voire pour un grand philosophe, alors qu’il est capable de déclarer
publiquement (Cf. Europe 1, 11 février 2008) à propos de l’islam et du
Coran: « C’est une grande religion, c’est un grand Livre ; et le
comble, devant Ayaan Hirsi Ali frappée d’une fatwa musulmane, sans
oublier pour autant Robert Redeker - en France et au 21e siècle, qui
se croit au summum du modernisme des idées ! ! !

Cette déclaration lapidaire de Bernard-Henri Lévy suffit à témoigner
incontestablement qu’il est tout sauf un philosophe, car la religion
et la « vraie » philosophie sont totalement incompatibles pour la
raison principale évoquée ci-dessus, mais j’attends toujours qu’il me
fasse la démonstration du contraire, ainsi que je le lui ai souvent
réclamé depuis déjà huit ans. Et il est pourtant l’une de ces soi-
disant élites médiatisées, dont personne ne niera qu’elle contribue
amplement à faire l’opinion aujourd’hui, c’est à dire, en réalité, à
la tromper et à la manipuler – sauf à lui, évidemment, de démontrer le
contraire, notamment en matière de discrimination, comme je
l’établirai par la suite à propos de son jugement sur votre discours
controversé de Dakar !
 
La « débilité intellectuelle » de l’époque se manifeste également dans
ses « croyances au miracle » scientistes. Par « scientisme »,
j’entends la Science devenue superstitieuse, dès lors qu’elle
absolutise également le relatif, c’est-à-dire qu’elle fait ou laisse
passer ses théories et hypothèses relatives pour absolues, pour
réalité ou Vérité absolue, alors que la Science est à jamais relative
– l’évolution de son savoir fluctuant au fil du temps, y compris de
façon contradictoire, suffit à l’établir !
 
Croire – encore et toujours « croire » ! – que notre penser relatif,
ou penser du relatif, celui qui nous sert à vivre et à nous orienter
dans notre monde des choses, serait en mesure de connaître et de
comprendre absolument notre monde, c’est l’une des récentes
« croyances au miracle » de l’humanité. Ainsi, sans entrer ici dans le
débat de fond sur le réchauffement climatique, à propos duquel
j’attends toujours les objections de Nicolas Hulot à ma lettre du 29
juin 2007, la « croyance au miracle » scientiste du jour se manifeste
dans la prétention insensée des humains du 21e siècle de croire
pouvoir maîtriser à leur guise les forces de la Nature afin d’établir
sur la planète un « climat sur mesure » pour l’éternité – certes,
DEMAIN, toujours DEMAIN, seulement DEMAIN, à la saint Glin-glin :
cette sempiternelle échéance du penser superstitieux !
 
Comme ni vous ni moi (et bien peu des Terriens d’aujourd’hui) ne
verrons le terme annoncé de cette nouvelle chimère, à savoir la fin du
siècle, je me borne à fournir deux arguments non scientifiques pour la
dénoncer, sans oublier pour autant l’ignorance et les lacunes de notre
savoir scientifique actuel sur « tout un tas de choses », selon
l’expression de Claude Allègre, dont ne manqueront pas de sourire nos
lointains descendants !
 
Le premier argument se fonde, encore et toujours, sur l’impossibilité
de transposer l’Idéal dans le quotidien, mais appuyé par la
constatation scientifique indiscutable suivante : notre monde est en
perpétuel mouvement, ou incessant changement ! Il en résulte que la
configuration de notre monde des choses est - à tout instant ! -
différente de ce qu’elle était au moment précédent, et ceci devrait
suffire à réduire à néant le « rêve fou » des humains d’aujourd’hui,
devenu de facto sans intérêt puisque tout serait à recommencer – sauf
à vous-même ou à quiconque d’établir que les humains seraient en
mesure d’arrêter, de figer, le mouvement universel, mais là
précisément, ils apportent la preuve qu’ils ne doutent de rien !
 
Mon second argument contre cette prétention scientiste obscurantiste,
qui vaut également pour invalider les « croyances au miracle » de la
superstition idéologique, tient à la réalité de notre nature humaine.
Celle-ci se caractérise par son égoïsme inné et effréné, auquel
personne n’échappe : ni vous, ni « moi », et pas davantage les six
milliards d’humains d’aujourd’hui, voire les milliards supplémentaires
de demain et d’après-demain (hypocrites et inconscients inclus !) 
Brièvement défini, notre égoïsme naturel n’est que le désir premier de
chacun de vivre le plus longtemps et le mieux possible, en se
gratifiant autant que faire se peut dans ses affaires d’amour,
d’argent et de gloire – ou simplement d’honneur-vanité pour les plus
modestes, s’il en existe !
 
Alors, s’imaginer que les six milliards d’humains, différemment
concernés par l’inquiétude climatique actuelle, et par ailleurs
légitimement soucieux de leurs intérêts égoïstes, individuels et
collectifs, vont se mettre à marcher comme un seul homme pour le bien
de la planète, un hypothétique bien qu’ils ne verront même pas, cela
fait partie de la « croyance au miracle » médiatico-scientifico-
politique actuelle. Et d’autant plus, par exemple, que les humains
n’ont même pas réussi, en soixante ans, à faire vivre en paix deux
Etats lilliputiens voisins de la planète, ou lorsque l’on voit les
difficultés rencontrées aujourd’hui dans le Caucase pour trancher un
conflit concernant, en superficie et en population, l’équivalent de
deux cantons français – sans parler de la retenue à l’égard de la
Russie pour des raisons fondamentalement égoïstes d’approvisionnement
en énergie ! Mais il n’est pas interdit de rêver ! ! !

Sans entrer ici dans les détails, étant donné qu’une infinité d’autres
exemples atteste la multiplicité des intérêts égoïstes contradictoires
à travers le monde, il faudrait peut-être commencer à réfléchir sur
l’opportunité, ou non, de s’engager dans cette galère climatique, à
côté de laquelle les douze travaux d'Hercule ne sont qu'une modeste
illustration – ne serait ce que pour une banale question de
financement des mesures envisagées et envisageables. Toutefois, je
fais confiance à l’avenir plus ou moins lointain pour juger la
pertinence de mes propos en les confrontant à la réalité du climat de
demain et d’après-demain : le Groenland a déjà connu un réchauffement
climatique très important aux IXe et Xe siècles, sans pollution
industrielle et automobile, à une époque où l’hypocrite compassion
publique ne s’attendrissait pas sur le devenir des ours blancs ! 

Pour ce qui est de la superstition idéologique, la seule « croyance au
miracle » de pouvoir instaurer sur la planète un monde « parfait »
avec des humains « imparfaits », donc, encore, de transposer l’Idéal
dans le quotidien, devrait suffire à tout individu sensé pour établir
la « débilité intellectuelle » de l’époque. Il en va ainsi
particulièrement des slogans de campagne fondés sur l’idéalisation
fictive du réel et promettant d’installer, qui, un « ordre juste »
planétaire, qui, un « monde nouveau », qui, un « autre monde », alors
que TOUT change en permanence dans notre univers, au point que le
cours des réformes a toujours un train de retard sur la marche du
monde. C’est pourquoi je prends le risque d’affirmer que, au rythme
des pas de tango du monde, DEMAIN sera comme AUJOURD’HUI au royaume
des humains – sauf à vous-même ou à quiconque de démontrer le
contraire, en oubliant la Foi !

Le pompon de la « débilité intellectuelle » de l’époque semble
toutefois revenir incontestablement à la superstition moraliste, telle
que sommairement définie plus haut. Elle se fonde, en effet,
uniquement sur trois fictions, trois croyances illusoires, ayant pour
principale conséquence que de simples mortels, voire des groupes
humains, se prennent pour Dieu en prétendant incarner l’Idéal,
puisqu’ils condamnent en son nom l

La première fiction du moralisme est très précisément fondée sur la
caractéristique essentielle du penser superstitieux, à savoir
l’ « absolutisation fictive du relatif ». Elle consiste à faire croire
en l’existence d’un Bien et d’un Mal prétendument absolus, dans un
monde où TOUT est relatif, fussent le Bien et le Mal. Néanmoins, à la
fois juges et parties, les uns et les autres censeurs décident de ce
qu’il est absolument bien ou mal de penser, de dire et de faire, et
sur cette fiction résultant de leur seul pouvoir financier, politique
et médiatique du jour condamnent « absolument » les Autres, sans avoir
pour autant le courage intellectuel de débattre sur le fond, à savoir
sur LA Vérité sans contradiction ou incohérence.

Qui sont-ils donc, les Jean Leonetti et autres membres du Comité
consultatif national d’éthique, entre autres, pour dicter le Bien et
le Mal absolus, alors qu’ils n’expriment que leurs conceptions
personnelles relatives de l’Absolu ou Idéal en soi ? ! Par chance pour
eux, les Eglises et autres groupes religieux sont encore suffisamment
influents au plus haut sommet de l’Etat pour faire prévaloir leur
penser superstitieux, qui fait obstacle à la pratique de l’euthanasie
sur fondement d’un Dieu superstitieux, mais nos voisins belges,
néerlandais et helvétiques ont su dépasser la religion, précisément
pour des raisons véritablement philosophiques ! ! !

Je me borne ici à montrer sommairement que Bien et Mal absolus sont
une impossibilité absolue, non seulement en raison du dualisme
philosophiquement dénoncé, mais aussi sur le simple plan intellectuel,
ou rationnel. Un Bien absolument absolu, en effet, comporterait
exclusivement du « pour », du positif, des avantages, tandis qu’un Mal
absolument absolu ne présenterait que du « contre », du négatif, des
inconvénients : tout le contraire de ce qui se rencontre dans la
réalité quotidienne du monde - sauf à vous-même ou à quiconque
d’établir le contraire !

Dans notre monde, en effet, TOUT présente, à la fois, du positif, des
avantages, et du négatif, des inconvénients, entre lesquels tranchent
seulement les aspirations et les intérêts égoïstes, individuels ou
collectifs, des uns et des autres, ainsi que le résume à merveille ce
mot de Spinoza :

« Nous ne désirons pas une chose parce qu’elle est bonne (absolument
bonne, ou bonne « en soi »), mais c’est  parce que nous la désirons
que nous la jugeons bonne. »

Pourtant, sauf à quiconque de démontrer la fausseté de ce qui précède,
la « débilité intellectuelle » de l’époque s’est manifestée récemment
jusqu’au plus haut sommet de l’Etat et de ses institutions en faisant
croire qu’une quelconque chose humaine, fut-ce la période coloniale,
pourrait comporter « exclusivement » du négatif, des inconvénients.
Ceci en dit long sur le niveau intellectuel et philosophique de
l’époque, mais aussi sur la tromperie et la manipulation de l’opinion
publique, à laquelle on fait prendre des vessies pour des lanternes –
pas de quoi être vraiment fier d’en participer ! ! !

Il n’en va pas autrement du catéchisme soi-disant universel, ou
Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, puisqu’il est
également censé exprimer l’Absolu. Or, aucun catéchisme, fut-il
religieux ou idéologique (Petit Livre Rouge, par exemple), n’exprime
quoi que ce soit d’absolu – forcément, à commencer par nos conceptions
relatives idéalisées de Bien et Mal dans un monde où tout est relatif..
Et évidemment comme dit Brunner : « Quand on pense mal, on agit mal ».

Ce fut le cas des membres de l’ONU, qui ont accouché de ce catéchisme,
car, dans leur désir d’absolu, ils n’ont pas pu éviter une énorme
incohérence dans sa rédaction. Ceci n’empêche pas pour autant les
« censeurs », les donneurs de leçons de morale aux Autres, de
l’invoquer à tout propos pour s’ériger ainsi en juges de l’Idéal pour
condamner « absolument », quoiqu’eux-mêmes aient pu faire, ou font,
mais j’y reviendrai en matière de discrimination.

L’incohérence de la Déclaration universelle de 1948 est établie en
matière de liberté d’expression par la contradiction entres ses
articles 19 et 29. Le premier article stipule, en effet, que la
liberté d’expression est un « droit absolu », tandis que, dans le
second, les rédacteurs, dans un moment de lucidité, se sont empressés
de le « relativiser » en confiant à l’arbitraire des Etats, en
réalité, à des groupes de pression partisans et influents, le soin de
décider ce qu’il est, « serait », absolument bien ou mal de penser et
de dire, leur conférant ainsi un pouvoir quasi divin de dicter le Bien
et le Mal.

Sur ce point précis du catéchisme universel, la « débilité
intellectuelle » de l’époque, qui dit tout et son contraire, peut
difficilement être mieux illustrée que par ce propos savoureux de Jean-
Louis Bianco, alors secrétaire de campagne de Ségolène Royal,
déclarant - sans rire ! – sur RMC Info : « On peut tout dire, mais il
y a des limites. » [SIC !]

Ce n’est sûrement pas sans raison non plus qu’Alain Finkielkraut a
parlé de « religion des droits de l’homme » - mais aussi de catéchisme
de la Shoah -, au cours d’un entretien avec Alain Duhamel sur France 2
en mars 2001. Il s’agit, en effet, d’une semblable « croyance au
miracle » fondée seulement sur la Foi, mais sûrement pas sur la
Raison, au point que Jeane Kirkpatrick, militante des droits civiques,
assimila, alors, cette déclaration universelle à la lettre au Père
Noël : si les menteurs avaient au moins l’honnêteté et le courage
intellectuels de débattre, l’humanité ne s’en porterait pas plus mal…

Assurément ! Et ceci me conduit à la deuxième fiction du moralisme,
qui confirme d’autant plus la « débilité intellectuelle » de l’époque
qu’elle va à l’encontre d’une parole de Vérité, celle de la parabole
de la paille et de la poutre remontant à bientôt deux mille ans : en
clair, l’humanité fonctionne aujourd’hui avec deux mille ans de retard
sur la pensée du Christ, en s’évertuant à faire croire le contraire de
sa Parole, alors qu’ils sont nombreux, par ailleurs, à se prétendre
ses disciples.

La deuxième fiction moraliste dénoncée, et ô combien mise en pratique
aujourd’hui encore plus qu’hier, en l’occurrence avant 1981, consiste
à distinguer « absolument » deux catégories d’humains: les bons, les
« vertueux », les soi-disant antiracistes aujourd’hui, nous, et les
méchants, les « salauds », les « exclusivement » racistes, eux. Et le
combat fait rage entre les uns et les autres, puisqu’au nom de
l’Idéal, les bons, ou autoproclamés tels, dénoncent les turpitudes des
méchants sur la base de leur penser  moralisateur superstitieux.

Certes, en bonne logique superstitieuse, puisqu’il y aurait un Bien et
un Mal absolus, à en croire les censeurs, il doit y avoir aussi ceux
qui suivent toujours fidèlement les prescriptions du Bien absolu, et
ceux qui, de toute éternité, sont condamnés à faire le Mal : en clair,
il y aurait donc deux natures humaines : celle réservée aux bons par
élection divine, entre autre, et l’autre pour les méchants, sûrement
en raison du péché originel - la « débilité intellectuelle » de
l’époque en est encore là, deux mille ans après le Christ !

Sauf à quiconque ou à vous-même d’établir le contraire, j’affirme avec
Brunner qu’il n’y a pas les bons et les mauvais par nature, mais des
humains égoïstes, tous sans aucune exception : il n’y a pas, il n’y a
jamais eu et il n’y aura jamais, d’individus ni de groupes
d’individus, « TOUS » critères d’appartenance confondus, réellement
irréprochables ! Et ceci devrait donc dispenser chacun, à titre
individuel ou collectif, de donner des leçons de morale aux Autres,
comme il en va aujourd’hui en matière de discrimination en général, et
de  racisme et d’antisémitisme en particulier, car l’examen de la
marche du monde et de la France ne le justifie pas.

Du reste, s’il existait des individus réellement irréprochables, ils
se garderaient bien de faire la morale aux Autres, parce que,
précisément, ils ne confondraient pas éthique et morale, à l’exemple
du Christ de Spinoza. Or, les censeurs se servent de LA Morale comme
d’une arme contre les Autres dans le seul souci de leurs intérêts
individuels ou collectifs, car, comme dit l’autre : « Culpabilisez,
faites culpabiliser, il en restera bien quelque chose. »  - et les
groupes communautaristes d’aujourd’hui n’ont pas mis longtemps pour
comprendre cette leçon donnée, dans les années 80, par les Bernard-
Henri Lévy et consorts !

A TERMINER...


Date Sujet  Auteur
01.01. o 
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